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Les
archives de Marc Bloch sont composées d'archives privées
(banque, logement, assurances sociales famille etc.), d'archives,
que, faut de mieux, on appellera "archives scientifiques",
et de boites de fiches bibliographiques (fichiers bibliographiques
qui ont été remis au Centre de recherches historiques).
Presque toutes ces archives étaient réparties entre
deux lieux :la maison de campagne de Fougères et l'appartement
de Paris. La majeure partie se trouvait à Paris. Aucune indication
ne permet de savoir ce qui pouvait se trouver dans la Creuse.
À Paris,
l'essentiel des archives scientifiques était placé
dans une armoire spécialement affectée à cet
usage. Une faible partie de ce type d'archives, dossiers pour la
plupart non utilisés, mais simplement conservés, était
rangée avec les archives privées dans les placards
situés au bas des meubles de bibliothèque.
Jusqu'à
mai 1942, Marc Bloch se trouva démuni de toutes ses archives
demeurées dans l'appartement parisien, réquisitionné
et occupé par les Allemands. Après rapatriement de
ces archives à Montpellier, par les soins d'une camionnette
du Secrétariat d'état à l'Instruction publique,
Marc Bloch, contraint de fuir Montpellier en novembre 1942, du abandonner
ses archives qu'il confia à un avoué (pour plus de
détail, cf. Cahiers Marc Bloch, N°2, p.47). Après
la Libération, Étienne Bloch les récupéra.
Aujourd'hui,
les archives de Marc Bloch sont réparties entre deux sites,
d'une part aux Archives nationales, sous la cote AB XIX 3.796 à
4275, au service des archives personnelles et familiales dans une
cinquantaine de cartons, d'autre part au domicile d'Étienne
Bloch (une dizaine de dossiers environ).
En 1993, on
découvrait que depuis le fin de la Deuxième Guerre
mondiale, la Russie conservait une quantité impressionnante
d'archives étrangères que les nazis avaient raflées
dans les pays occupés. Parmi ces archives figuraient quelques
dossiers ayant appartenu à Marc Bloch. En 1942, l'appartement
de la famille Bloch à Paris était habité par
des officiers allemands et par une équipe de soldats qui
servaient une batterie d'artillerie antiaérienne installée
sur le toit de l'immeuble. Cette même année, toute
la bibliothèque de Marc Bloch composée de plusieurs
milliers de livres et des meubles qui les contenaient, avait été
réquisitionnée. Dans les placards de ces meubles se
trouvaient un certain nombre de dossiers qui ont été
emportés en Allemagne et dont les Russes se sont emparés.
Ces archives, maintenues "secrètes" par le K.G.B.,
ont été restituées à la famille Bloch
en 1994. Certains documents extraits des archives ont déjà
été rendus publics et sont reproduits dans le présent
ouvrage.
Bibliographie
:
Pour une vision synthétique du sort et de l'intérêt
des archives de Marc Bloch, se référer à l'article
d'Etienne Bloch, " Le sort des archives de Marc Bloch "
dans les Cahiers de Marc Bloch, bulletin de l'association Marc Bloch,
numéro 2, 1995, pages 47-54.